Un peu d'histoire...
De Bagerna à Bernes : "Bagerna" provient du gaulois bago, hêtre, accompagné du suffixe italo-celtique -erna.
Occupé au cours de la période gallo-romaine, le territoire de Bernes-sur-Oise est mentionné pour la première fois en 797 dans un acte de donation du comte Theubald à l’abbaye de Saint-Denis, puis dans une charte de 820 sous le nom de « Bagerna ».
L’ère des Templiers
Seigneurie des Beaumont au XIIe siècle ,les habitants vivent
essentiellement de la culture de la vigne. Une charte de 1222
mentionne un pressoir dans l’inventaire des biens de Jean,
comte de Beaumont, seigneur du lieu. Plusieurs communautés sont
successivement possessionnées sur ces terres, notamment le chapitre
de Saint-Germain-l’Auxerrois au Moyen Âge et une importante
commanderie de l’ordre des templiers, installée depuis le
XIIIe siècle et qui se maintient jusqu’à la dissolution de
l’ordre par Philippe le Bel. Les chevaliers de Saint-Jean de
Jérusalem leur succèdent.
Voir en complément
Bernes ancien en images
Une
révolution, deux guerres, et Bernes.
Libérée au cours de la Révolution, la commune est ensuite gérée
entre 1826 et 1830 par un maire renommé, le général d’Empire
Jean-Lucq Darriule, commandant du Kremlin à la veille de la
retraite de Russie. Bien que la vigne ait pratiquement disparu, en
grande partie détruite par le phylloxéra, le village demeure
essentiellement rural jusque dans les années 1950. Doté d’un
terrain d’aviation militaire en 1938, il est détruit à 95 %
par les bombardements systématiques effectués entre 1943 et 1945 et
offre donc la physionomie des villes reconstruites dans
l’après-guerre.